Les Diablerets: « Shift to Green », un symposium sur les énergies vertes

«Shift to Green», autrement dit «Passer au vert». Mais là, il ne s'agit pas de franchir un sémaphore, mais bien de passer à l'énergie verte en prévision de l'abandon du nucléaire. Tel était le thème des discussions et débats qui ont été tenus, le vendredi 30 août 2012 à la Maison des Congrès, aux Diablerets, par un plateau remarquable de spécialistes suisses et internationaux, ainsi que par des décideurs et des investisseurs. Ces rencontres informelles pourraient, estiment les organisateurs, déboucher sur de nouvelles initiatives susceptibles d'accélérer le changement vers de nouvelles énergies vertes, aussi bien dans le pays que dans notre région. Pas un hasard, donc, si dans le public, on a remarqué la présence de quelques édiles des deux Ormonts, profondément intéressés par les débats.

Mais pourquoi ce sujet des énergies? Et pourquoi aux Diablerets? La «faute» à Michael Liebreich (CEO, Bloomberg New Energy Finance). Ancien champion de Grande-Bretagne de Freestyle, l’homme a participé aux JO d’Albertville 92. Toujours sportif, il a conservé, à près de 50 ans, le punch de ses années de compétition. Il dirige près de 200 spécialistes des énergies renouvelables, disséminés dans le monde entier, y compris en Chine, où il compte une quinzaine de collaborateurs.

Michael Liebreich vient de se faire construire un chalet aux Diablerets. Bien vite, ce superactif s’intéresse aux gens qui l’entourent, à cette belle vallée qu’il a choisie pour y passer trois mois par année. Opérationnel dans plusieurs pays en voie de développement, le Britannique constate rapidement que chez nous, les choses avancent plus lentement qu’ailleurs.

« Cet immobilisme est bizarre, s’étonne-t-il, car en Suisse, vous possédez les connaissances scientifiques et technologiques. Il y a de l’argent pour des projets… » Est-ce dû aux lourdes démarches démocratiques? Aux oppositions engendrées par une politique pas toujours transparente, qui a rendu si méfiants les milieux écologiques qu’ils contestent presque tout systématiquement? Au point de décourager les investisseurs potentiels… Telles sont, entre autres, les questions que se pose Michael Liebreich. Il se dit qu’on pourrait en discuter dans des débats et colloques informels, organisés dans son village d’adoption.

Alors, il prend contact avec les autorités d’Ormont-Dessus qui acceptent. Sitôt dit, il fait appel à son ami Thomas Schmidt (Founder, ChainCapital), autre résident aux Diablerets. A eux deux, ils battent le rappel de leur réseau planétaire. Ainsi sont nées les premières rencontres « Shift to Green » qui se sont tenues le 30 août dernier. Un premier symposium que les acteurs seraient disposés à renouveler, l’an prochain.

Texte et photos Gilbert Pidoux

Voici quelques-uns des sujets qui ont été abordés:

  • Explorer les caractéristiques potentielles d’un futur système d’énergie verte suisse et ce que cela signifierait pour l’Arc lémanique.
  • Examiner les compromis entre la nécessité d’une énergie sûre, les besoins des communautés locales, ceux des secteurs économiques et la nécessité de résoudre les problèmes environnementaux qui leur sont liés.
  • Créer un forum neutre pour les parties prenantes à l’avenir énergétique de la région, où les technologies et les questions environnementales sont prises en compte.
  • Fournir une occasion de réseautage pour les acteurs locaux dans le domaine des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, des infrastructures propres et de l’action environnementale.

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