Vers-l’Eglise: l’antique scierie hydraulique des Planches est classée «Monument historique»

Complément photographique à l’article paru dans Le Cotterg de juin 2017

Vers-l’Eglise, samedi 3 juin 2017. Ce devait être une petite réunion des soutiens de l’antique scierie des Planches, destinée à fêter l’ouverture de la saison 2017, en attendant sa réhabilitation complète. En fait, une centaine de personnes ont entouré les membres du Conseil de Fondation VD 3209. C’est dire l’impact affectif de ce précieux témoin du passé dans la population.

Cette réunion était surtout l’occasion de marquer l’entrée du vénérable édifice dans le catalogue des monuments historiques, document signé récemment par Pascal Broulis. L’occasion aussi de remercier les nombreux soutiens qui ont permis de réunir les 100’000 francs nécessaires à l’acquisition de l’édifice. Sa réhabilitation se montera à 300’000 francs.

La Fondation VD3209 (rapport à l’altitude du sommet des Diablerets), a été créée le 29 décembre 2014 par Philippe Nicollier (président), Olivier Français (Conseiller aux Etats), Philippe Pichard (président du Musée des Ormonts), avec l’appui de Yves Piaget. La Fondation s’applique à sauver le patrimoine de la vallée, dont la scierie des Planches, construite vers 1850 par le notaire Jean-David Busset. La Grande-Eau faisait tourner les nombreux rouages et les machines par le biais d’un petit chenal dont l’eau se jetait sur une roue à augets en mélèze. La scierie est endommagée en 1853 par une crue de la Grande-Eau qui emporte le pont voisin. Elle est détruite en 1911 par un incendie (sauf les machines) et reconstruite à l’identique.

Les personnes présentes le 3 juin ont eu un aperçu du fonctionnement passé de la scierie, car elle a façonné, sous leurs yeux, les deux premières poutres destinées à sa propre réfection. Toutes les poutres et planches en bois des Ormonts sortiront de la scierie. Cela constitue un atout inestimable pour les instances des «Monuments historiques» et pour le futur public appelé à visiter la scierie. Car, ne s’agira pas d’un édifice historique mort, vu que le savoir-faire de son fonctionnement a été conservé par d’anciens exploitants.

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