A propos de la lettre de Philippe Pichard et de la réponse de la Municipalité d’Ormont-Dessus

Oh ?, magnifique, la réponse de la Municipalité à Philippe de ces derniers jours, ne s’adressant qu’à une personne, pourquoi la communication n’est pas proposée à tous ceux qui sont intéressés au projet Diablerets 2020. Il n’est pas d’usage de toujours attendre qu’un projet soit définitif pour communiquer.

Tant mieux si tout avance, mais qu’on le dise, il y aurait moins de on-dit, de discussions stériles de bistrots, de billets pas toujours très doux dans les réseaux sociaux. Le positivisme devrait être démontré par les décideurs et non toujours attendre des soi-disant « brûlots » pour réagir.

Mon propos, par ce billet est de proposer de bien lire l’article paru dans 24 Heures du 5 mai. Il est très instructif sur la communication de Monsieur Leuba. Il répond à la question de la télécabine d’Isenau dont le délai de 2017 pour sa rénovation est court: « Il l’est si – et seulement si – les Autorités d’Ormont-Dessus et la population parviennent à se mettre d’accord. Force est de constater qu’il existe encore des divergences sur ce point du dossier. L’Etat ne peut pas se substituer aux acteurs de la place, il faut une volonté forte de la région pour aller de l’avant. Si le projet est contesté sur le plan local, il sera difficile à défendre à l’échelon cantonal ».

Et voilà une réponse on ne peut plus claire. Il me semble qu’après une pareille déclaration, les instances des décideurs d’Ormont-Dessus doivent dans les plus brefs délais présenter une ligne de conduite qui doit démontrer, si ce n’est pas à l’unanimité, tout au moins un projet qui satisfasse la majorité des citoyens.

Peut-être que le hub des Isles, avec en trop une gare TPC et un téléphérique pour le Scex-Rouge, était une utopie qu’il ne faut pas prolonger, je l’avais déjà dit dans un précédent article, car il empêche la prise de décision rapide. Si un risque d’opposition manifeste intervenait après la mise à l’enquête du projet de faire le départ d’Isenau des Isles, les délais ne pourront à coup sûr pas être tenus. Alors que faire ? Sondages, votations, mais de toute façon, il est impératif de présenter une feuille de route qui passe la rampe devant le Conseil d’Etat. Quatre mille signatures pour sauver Isenau, cela compte, alors maintenant il faut du concret. La réponse est attendue en haut lieu.

Le 12 mai 2014
Camille Pittet, Les Diablerets
Publiée le 14 mai 2014

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