Fusion: aurons-nous une seule commune des Ormonts? Exprimez votre choix le dimanche 30 novembre 2014

Complément photographique à l’article qui paraît dans Le Cotterg de novembre

Il y a eu de nombreuses séances d’information sur la fusion, des discussions publiques animées par les élus des deux communes. Mais faute de contradicteurs, les édiles prêchaient devant des auditoires déjà acquis à la cause de la fusion.

Ah si ! Il y a tout de même un opposant, lors de la séance du samedi 8 novembre 2014, à la Maison des Congrès, aux Diablerets : David-Philippe Favre. Et cet agriculteur dit courageusement son respect de la terre de ses ancêtres à laquelle il s’identifie et qu’il tient à conserver en l’état. L’argument, ou plutôt le sentiment, vient du coeur. Reste à savoir si le côté émotionnel, l’attachement au passé, parfaitement légitimes et respectables, suffiront à régler les problèmes colossaux auxquels sont – et seront – de plus en plus confrontées les communes. Et plus encore les petites.
Syndic d’Ormont-Dessous, Annie Oguey affirme devant la soixantaine de personnes présentes: «On n’a jamais vu une fusion engendrer des économies, c’est vrai. Mais on sera meilleurs, plus professionnels». Et de préciser au passage que l’Etat encourage le regroupement des communes. Philippe Grobéty, Syndic d’Ormont-Dessus et Député abonde dans le même sens, spécifiant qu’une commune plus grande a plus de poids, est plus écoutée, au niveau régional – l’Est vaudois – lorsqu’il s’agit de prendre des décisions.
Jacques Pittet, technicien employé par les deux communes, apporte ses connaissances professionnelles dans le domaine des travaux, du règlement des constructions, des mises à l’enquête, etc. Il assure: «On serait plus efficients, si on se mettait ensemble».
Côté tourisme, les Municipales Gretel Ginier (Ormont-Dessous) et Françoise Dutoit (Ormont-Dessus) reconnaissent que l’insistance du Canton à regrouper les Offices des Alpes vaudoises (aujourd’hui, encore divisées en trois axes), pourrait être un écueil supplémentaire à la fusion. Mais rien n’est gravé dans le marbre, la situation actuelle pourrait évoluer en une seule association touristique si les deux communes se regroupaient.
La Municipale des écoles Myriam Dégallier (Ormont-Dessus) est bien décidée à se battre, dit-elle, pour faire perdurer la dérogation cantonale qui permet de maintenir les classes de 5e et 6e Harmos dans le village.
Philippe Bonzon relève les différences infimes entre les deux communes et le nombre de collaborations déjà en cours: écoles, pompiers, transports, Groupement forestier, etc, manière de dire qu’une fusion ne bousculerait pas la vie des habitants de la vallée. Mais en faciliterait beaucoup l’administration.
D’autres interventions intéressantes sont encore émises au cours de cette discussion conviviale autour d’un apéritif. Dommage que les opposants…

En conclusion, que vous soyez pour ou contre la fusion, allez voter ! Car, le destin de notre vallée ne doit pas être déterminé par une fraction de citoyens, seulement. Mais par une véritable volonté populaire qui ne laisse place ni à la frustration ni aux regrets.

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