eco.villages aux Diablerets: interview de deux des douze étudiants qui ont travaillé sur des infrastructures durables

En complément à l’article paraissant dans Le Cotterg d’août

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«Si nos idées pouvaient inspirer les futurs projets des Diablerets, ce serait incroyable pour nous !» Brian Chu et Conor Coghlan sont deux des 12 étudiants de la Harvard University Graduate School of Design à avoir travaillé sur des infrastructures durables dans le cadre du projet académique mené avec eco.villages. Ils seront présents aux Diablerets le 28 août prochain, pour la 3e édition du congrès. Interview.

eco.villages (e.v.). 

-Qu’est-ce qui vous a le plus marqué en découvrant les Diablerets ?
-Conor Coghlan (C.C.): C’est pittoresque, un magnifique petit villages avec un réel sens de la communauté, de l’accueil. Cela a été une surprise très plaisante d’autant plus que nous ne nous attendions pas à cela. Beaucoup de destinations sont très commerciales, en particulier aux Etats-Unis.
-Brian Chu (B.C.): La taille, on se sent vraiment dans un village. Rien n’était trop grand ! Et l’architecture vernaculaire m’a impressionné.
-(e.v.) : Vous avez choisi de travailler en tandem avec comme projet académique commun de développer un nouveau concept pour Isenau, pourquoi ?
-(C.C.): Nous avons tous deux senti l’intérêt autour d’Isenau où, c’est évident, quelque chose doit être fait. Beaucoup de questions liées au développement du village pouvaient y trouver des réponses, avec plusieurs infrastructures. Et on avait le sentiment que cela aurait un impact intéressant.
-(B.C.): C’était le choix le plus évident. Pour nous, le village allait en quelque sorte être d’accord que ce site méritait de prendre une place plus importante dans la station, un pôle d’attraction.
-(e.v.) : Comment avez-vous développé votre projet ?
-(B.C.): On n’avait pas de notion prédéterminée. On a commencé avec pour base le renouvellement des installations de remontées mécaniques. Cela nécessitait de l’espace c’est ainsi que le projet s’est développé, en intégrant d’autres infrastructures dont nous pensons que le village a besoin : une auberge de jeunesse, un restaurant au pied des pistes, la possibilité d’intégrer un bar ou des magasins. Et le pont par-dessus la route, qui permet d’arriver en sécurité skis aux pieds pour reprendre la cabine. Et en été d’y intégrer des chemins piétonniers.
-(C.C.): On a extrêmement bien étudié la topographie. La forme du complexe est née de cela.
-(e.v.) : Un rêve par rapport au projet développé pour les Diablerets ?
-(B.C.): Que cela contribue à ce que davantage de personnes découvre ce merveilleux village. C’est d’ailleurs en pensant à cela, et en espérant que davantage de visiteurs le découvre, notamment des jeunes, que nous avons intégré une auberge de jeunesse.
-(C.C.): Ce qui pourrait arriver de mieux, c’est que nous puissions aider le village. Pas en réalisant directement notre projet, c’est extrêmement rare que de telles choses arrivent, mais en inspirant le projet avec quelques unes de nos idées. Ce serait incroyable pour nous !

Propos recueillis par Corinne Feuz

3e conférence eco.villages, jeudi 28 août 2014 de 9h à 18h. Offre spéciale pour les lecteurs du Cotterg : 80 CHF, repas compris. Entrez le code «Cotterg» lors de l’inscription sur www.eco-villages.ch.

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